nov. 30, 2010

Célibat du prêtre

"C'est parce que je ne veux pas avoir le tort de me méfier d'une d'elles que je veux avoir ce tort de ne me fier à aucune. La conclusion, et je n'en serai que plus accompli, c'est que je vivrai garçon."

W. Shakespeare ("Beaucoup de bruit pour rien")

nov. 27, 2010

HEDONISME SANS SUCRE

Tocqueville l’avait dit : en démocratie, on va s’emmerder. Ca n’a pas raté.

Il faut bien reconnaître : on s’emmerde de plus en plus. Alors évidemment les sociologues se grattent la tête. Cette année un bouquin assez marrant a paru, écrit par un type qui depuis quelques années écrit connerie sur connerie avec un inlassable succès. Il s’agit du dernier ouvrage de Gilles Lipovetski. Bon, déjà, un sociologue qui a eu la légion d’honneur, il faut se méfier. Le bouquin en question s’appelle : « L'Occident mondialisé : Controverse sur la culture planétaire ». C’est à se taper sur le ventre.

 

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nov. 24, 2010

Rêveuse bourgeoisie

"La pensée d'une femme court toujours en avant de ses actes."

W. Shakespeare ("Comme il vous plaira")

nov. 19, 2010

Notions d'Accouplement

"Ne courez jamais après une femme ou un taxi. Il en passera d'autres."

Paul Reboux

On n'ajoutera guère à cette pensée profonde de l'illustre et insurpassé critique littéraire P. Reboux, sauf le constat que, de fait, la philosophie des chauffeurs de taxi, méditatives personnes s'il en est (philosophie poliment qualifiée d'"existentialisme"), ressemble à s'y méprendre à celle des femmes.

Les chauffeurs de taxi n'ont-ils pas toujours en tête "la carte et le territoire", comme Pangloss ? et leur "pare-brise", outil de travail primordial n'est-il, comme le judas de la concierge, une sorte de "fenêtre ouverte sur le monde" qui procure à ces corporations comme à celle des intellectuels, une vision du monde en perspective post-euclidienne ?

nov. 18, 2010

Apocalypse 2012

Ce qu'une société au bord de l'abîme ne pourra jamais entraîner avec elle, n'en déplaise au diable qui tire les ficelles de toute doctrine sociale, c'est la liberté ou la vérité.

Quel que soit l'acharnement typiquement national-socialiste du singe Einstein à vouloir démontrer le hasard, il n'y parvient pas sans se tordre le cou lui-même. Autrement dit, si la foi et raison politiques, pari dans l'avenir sont suicidaires, c'est parce qu'il est "sui generis". Il est presque aussi difficile à un nazi ou un libéral de s'extraire du mode de pensée existentialiste qu'à un nouveau-né de s'extirper du ventre de sa mère ; à cause du confort intellectuel et religieux que l'existentialisme, nouvelle version du jansénisme ou de la tartufferie XVIIe siècle, procure.

"Peu importe la vérité !" est un cri du coeur nitchéen ou nazi qui se traduit exactement par : "Laissez-moi faire la fête en paix."

Sade vaut beaucoup mieux que Nitche, car on comprend que celui qui a le choix entre une orgie romaine et une surboum entre abonnés au "Figaro" ou à "Marianne" préfère l'orgie : tant qu'à faire rien, autant le faire en grand plutôt que comme une ménagère du panel d'auditeurs de "France-Culture" ou "Europe 1". Quoi que ça dépende beaucoup du tempérament de chacun, en réalité, et qu'on ne puisse demander au mouton d'être un loup.

Pour le chrétien la société est comme un sable mouvant. Et Baudelaire, avec son "Les Evangiles ne rient pas." a le cul entre deux chaises.

 

nov. 17, 2010

Langue fourchue

La "société du spectacle" : le type qui a inventé ça :

1. N'avait jamais lu Shakespeare ou Molière ;

2. Devait être linguiste pour proférer un tel pléonasme. Spectacle et société sont d'ailleurs fondés sur la répétition.

nov. 16, 2010

L'Aveu

"Nous sommes tous faits de contradictions." Claire Fourier

"Tous", mais surtout les femmes, en réalité, qui cultivent la mort comme on cultive le paradoxe.

Qu'est-ce qu'un Breton suicidaire (j'en ai connu plusieurs) ? C'est un homme qui craint de décevoir ou d'avoir déçu sa mère. On n'est guère éloigné du mobile d'amour-propre de Judas Iscariote, car les mères ont ce tic d'aimer leurs gosses comme s'ils étaient une partie d'elles-mêmes, ce qui constitue l'enfer. La dose d'amour-propre que contient l'amour d'un fils pour sa mère est énorme, c'est pourquoi il y a souvent de la dévoration entre les deux. Tout le ripolinage du coït en quoi l'hideux romantisme consiste vient de là. Et le pauvre crétin Houellebecq qui se prend pour Balzac.

Qu'est-ce qu'un Breton heureux (j'en ai connu plusieurs) ? Souvent un homme qui croit avoir accompli le rêve de sa mère. La Bretagne est une terre de superstition -et donc d'hommes de loi-, car le premier des scepticismes consiste à se méfier de sa mère.